MACLA Biarritz : Exposition Empreinte et Territoire

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Affiche Empreinte et TerritoireExposition Empreinte et territoire dans le hall de la Médiathèque de Biarritz, du 2 octobre au 28 novembre.

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Le Festival Biarritz Amérique Latine est un festival de référence pour le cinéma latino-américain en France et en Europe. Et au-delà d’un festival de cinéma c’est aussi une célébration de la culture de latino-américaine !

C’est pourquoi il semblait évidant pour l’association MACLA de présenter son exposition « Empreinte et Territoire » dans le cadre de ce festival qui, tout comme MACLA, cherche à diffuser la culture latino-américaine en s’éloignant des clichés.

Cette exposition, qui pourra être visitée du 2 octobre au 28 novembre dans le hall d’expositions de la Médiathèque de Biarritz, présente la réflexion de 8 artistes de 7 pays différents d’Amérique Latine autour de ces deux notions distinctes (empreinte et territoire) mais qui dialoguent lorsqu’elles entrent en relation étroite avec l’individu et son histoire. L’empreinte peut être corporelle ou mémorielle, temporaire ou permanente. Quant au territoire, il peut s’agir d’un lieu de naissance ou d’habitat. Ces deux notions sont à l’origine d’une mémoire personnelle et collective.

Cette thématique est d’autant plus intéressante aujourd’hui que la question de l’appartenance culturelle, liée à la fois au pays d’origine et au pays d’accueil, et celle de l’intégration, possible par divers biais tels que la langue et l’art, sont au cœur du débat actuel.  Les œuvres créées pour cette exposition s’inscrivent dans la continuité de la réflexion née en 2017 avec l’exposition « Entre Amérique et Europe, les utopies en transit ».

Le thème 

La notion d’« empreinte » a une double connotation. Elle peut être corporelle ou mémorielle. Ainsi, au sens littéral du terme, il s’agit d’une marque ou d’une trace laissée par la pression d’un objet ou d’un corps sur une surface ou sur un autre corps. Etymologiquement, le mot est dérivé du latin classique imprimere qui signifie « appuyer sur, imprimer ». En ce sens, il est proche du domaine de l’estampe et notamment de celui de la photographie ; la trace photographique rend visible ce qui était autrefois ici et a maintenant disparu, du hic et du nunc de Walter Benjamin.

Au sens figuré, l’empreinte est une marque durable, profonde et à caractère distinctif. Dans cette acception, elle est liée aux souvenirs, aux expériences, au vécu, aux rencontres et participe de la construction de notre identité. Il faut la concevoir comme une donnée variable car elle évolue dans le temps, selon le contexte. A ce propos, le sociologue Gilles Verbunt parle de « comportement de caméléon »[1].

Le mot « territoire », quant à lui, désigne un espace au sein duquel cohabitent des êtres vivants. Il peut être terrestre, délimité par des frontières et soumis à une autorité politique : c’est le cas d’un pays ; il peut s’agir aussi d’un espace vécu par un individu qui se l’approprie. Le sentiment d’appartenance joue alors un rôle prépondérant : on peut ainsi se sentir plus attaché à son pays d’accueil qu’à son pays d’origine.

Sous un aspect plus intime, le corps peut être considéré comme territoire. Il porte des marques, des cicatrices, les stigmates du temps et exprime parfois nos états d’âme. Le corps est indissociable de toutes ces empreintes, à l’image de nos lieux de vie et de passage qui sont inséparables de celles laissées par nos expériences et nos souvenirs.

 

 

 

 

 

[1]. Gilles Verbunt, La société interculturelle: Vivre la diversité humaine, édition du Seuil, Paris, 2001, p.55.

 

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