Exposition Rythmes de l’esclavage

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Rythmes de l'esclavage flyer

Du 18 septembre au 10 décembre

A l’insitut Cervantes (57 Cours de l’Intendance33000 Bordeaux)

 

Conçue à l’occasion de la Semaine de la Mémoire 2020 et de la 7ème Quinzaine de l’Egalité, l’exposition réunie des œuvres inspirés des textes du poète Nicomedes Santa Cruz, figure de proue dans la renaissance du folklore afro-péruvien, réalisées par Octavio Santa Cruz et par César-Octavio Santa Cruz, neveu et petit neveu du pète respectivement. Les travaux de César-Octavio Santa Cruz font partie de sa série Rythmes de l’esclavage, inspirée du poème « Ritmos negros del Perú » (Rythmes noirs du Pérou) de Nicomedes Santa Cruz. Ce texte phare de la négritude péruvienne évoque l’esclavage colonial et les traditions culturelles qui en sont issues.

Datant de 1957, il s’inscrit dans un contexte marqué par la revalorisation des traditions afro-péruviennes au niveau national et le mouvement des droits civiques aux États-Unis. D’un point de vue technique, ces œuvres se caractérisent par des aplats de couleurs vives réalisés avec la sérigraphie, procédé privilégié par le Pop’Art. Les éléments visuels ont pour la plupart été dessinés à la main, simplifiés et ensuite vectorisés. Le but est de faciliter le décryptage des images par le public.

De plus, un certain nombre de textes ont été initialement calligraphiés à la main. Au niveau visuel, les œuvres contiennent des extraits du poème, des représentations d’instruments de musique afro-péruviens (cajon, quijada, cajita), de personnages connus tels que Mohammed Ali, Malcolm X ou le percussionniste péruvien Caitro Soto et des motifs répétitifs à l’instar des chaînes (…) Leur répétition suggère que l’esclavage n’a pas été totalement dépassé, que la discrimination raciale subsiste dans nos sociétés. La série met en scène les vestiges d’une communauté afro-péruvienne, minoritaire et invisibilisée, dont l’héritage culturel est pourtant visible.

L’esclavage et la musique afro-péruvienne héritée des esclaves noirs constituent l’axe central de la série. Pour autant, la série ouvre de nombreux autres champs de réflexion : le commerce triangulaire à l’origine de la déportation de milliers d’esclaves africains en Amérique, la lutte pour les droits civiques aux États-Unis, l’apport des afro-descendants à notre société et la lutte contre les discriminations, en faveur de l’égalité, etc. (César-Octavio Santa Cruz, catalogue de la série Rythmes de l’esclavage, 2021)

Sorti en 1964, l’album LP Cumanana de Nicomedes Santa Cruz fut un projet innovateur au Pérou car il contenait de la musique, des poèmes inédits, des textes explicatifs au sujet du folklore afro-péruvien, alors peu connu, des illustrations et des photos. A mi-chemin entre l’abstraction et la figuration, les illustrations réalisées par Octavio Santa Cruz se caractérisent par l’utilisation du noir et blanc, par leur gestualité et par leur contemporanéité

Programme :

 Samedi 18 septembre

  • Visites commentées par l’artiste à 11h30 et à 15 heures.
  • Atelier de sérigraphie

 Mercredi 22 septembre : Découverte de la musique afro-péruvienne

–  Mini conférence sur la musique afro-péruvienne animée par César-Octavio Santa Cruz

– Performance à partir du poème « Me gritaron negra » (On m’a traité de négresse de Victoria Santa Cruz) interprété par Patricia Houefa Grange, Lizz Barthel et César-Octavio Santa Cruz.

– Récital de musique afro-péruvienne animé par Gloria Aravena (chant), César-Octavio Santa Cruz (guitare) et Gilles Mays (percussions).

 

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